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Cameroun - Privation de Nationalité: Des marches contre l’apatridie organisées à l’Est. November 14, 2017

Les populations lancent ainsi un appel pour la signature des conventions de l’ONU et de Genève qui garantissent le droit à une nationalité et certaines dispositions relatives aux droits civils et politiques.

Pour dire non à l’apatridie, des marches pacifiques auxquelles ont pris part les autorités de la région de l’Est  ont respectivement été organisées  vendredi et samedi dernier, à Batouri et Bertoua sous le thème : « Ensemble avec le Hcr, luttons pour la réduction des risques d’apatridie ». Les populations de cette région qui abrite actuellement  un flux de près de 149.296 réfugiés centrafricains disséminés dans les départements du Lom-et-Djèrem, de la Kadey et de la Boumba-et-Ngoko sont sorties en masse pour appeler le gouvernement  Camerounais à prévenir le déni, la perte ou la privation de nationalité sur des bases discriminatoires et à adhérer à la convention de l’Onu sur l’apatridie. Comme dans de nombreux pays, le phénomène d’apatridie est resté méconnu au Cameroun depuis l’époque coloniale.

La campagne ≠Ibilong lancée en 2014 par l’Agence des Nations-Unies pour les réfugiés (Hcr) en vue d’éradiquer l’apatridie d’ici 2024,  s’intensifie ainsi au  regard des multiples menaces qui s’annoncent. D’après les estimations du Hcr, «10 millions de personnes sont apatrides dans le monde aujourd’hui, c'est-à-dire privées de papiers d’identités et de nationalité », affirme Wahid Ben Amor, chef de bureau de liaison du Hcr à Bertoua. Vivant en marge de la société, ces personnes sont privées de leurs droits fondamentaux, ne peuvent ni voyager, ni se marier, encore moins avoir accès à l’emploi, à l’école ou aux services de santé. Pourtant, informe Jean-Marie Mpoulelang, délégué régional de l’Education de base à l’Est, « l’année dernière, nous avons enregistré à l’examen du CEP 481 candidats réfugiés centrafricains qui ont obtenu un taux de réussite élogieux de 74,24% ».

En effet, le  Cameroun n’a pas encore signé la convention sur le statut des apatrides et celle relative à la réduction des risques d’apatridie. Pourtant, une récente enquête de l’Asdepod, une association de défense des droits de l’homme et des libertés basée à Bertoua, révèle que des centaines de milliers de Camerounais vivent sans actes de naissance et dépourvus de toutes pièces officielles. A l’Est, on ne compte plus le nombre d’enfants ni de personnes apatrides. Dans cette région, beaucoup de personnes naissent, grandissent et meurent dans l’anonymat total. A en croire Abraham Hopefulson Tchaobe, président de l’Asdeprod, les causes de cette apatridie sont structurelles et conjoncturelles. « Défaut d’enregistrement des naissances, entraves à l’enregistrement des naissances, mauvaise conservation des documents d’état civil, nomadisme des parents, barrières culturelles, ignorance des procédures d’enregistrements des naissances, contraintes administratives pour l’établissement des cartes nationales d’identité ».

Marie Louise SIMO

 

 

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⇒ Via JetCamer.com
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