Cher clients, les numeros de callback sont desormais: (USA) 970-550-0044 et (CAN) 438-600-0075
Callshop Management System
Members
Latest News

Appels par code pin

(USA) 970-550-0044
(CAN) 438-600-0075

Direct Call

  • 0016467412367
  • 0016467412235
  • 0016467412185
  • 0016505605701
  • 0013473694911
  • 0014188000399
  • 0014188007658
  • 0014388003743
Filme Porno

Cameroun, Eau/Assainissement: Bangangté fait le point des projets de développement de la commune January 7, 2018

Depuis plusieurs mois, la ville de Bangangté est illuminée par des lampadaires solaires et sa population s’approvisionne en eau potable grâce à plusieurs points d’eau aménagés. Une volonté manifestée et concrétisée grâce au plaidoyer mondial et au dynamisme d’un Femme lionne Mme Célestine Ketcha Courtes.

Afin de faire un bilan à mi-parcours et projeter une amélioration avenir, une réunion s’est tenue dans les locaux de la Mairie de Bangangté le 29 décembre 2018.

Visite historique

Le Comité communal de l’Eau et l’Assainissement (CCEA) qui s’est ainsi réuni le vendredi 29 Décembre 2017 a mis le thème « Niveau d’accès à l’eau potable dans la Commune de Bangangté. » sur la table pour évaluer l’impact du projet Modeab sur la population.

Réuni autour de Madame Célestine Ketcha Epse Courtès et les différents comités des Usagers de l’Eau installés dans l’Arrondissement de Bangangté, la rencontre a été rehaussée par la présence d’une forte délégation venue du Tchad. Celle-ci composée de 3 personnes avec pour tête de file Monsieur Abdelkarim Mahamat Abakar, Maire de la Commune de Oumadjer.

Mme Ketcha Courtes, Maire de la commune de Bangangté, beneficière du projet Modeab, a brièvement rappelé la genèse du projet Modeab initié à la suite de 25 unités de planification pour élaborer les problèmes de la Commune. 23 des 25 portaient sur la problématique de l’eau dans la Commune et la Fondation Veolia étant déjà présente à Bangoua en fera de ce problème son cheval de bataille avec l’entrée en lice d’autres partenaires tels que l’AIMF, la SIAAP, l’Agence Eau Seine-Normandie. C’est vers ces spécialistes des questions d’eau et assainissement qu’elle va se tourner pour chercher des solutions aux problèmes cruciaux des populations. Malgré la résurgence du problème dans certaines localités dû à plusieurs facteurs, elle a réaffirmé l’engagement de la Commune qui doit s’appuyer sur les acquis de la coopération internationale, puis sa détermination à respecter les priorités telles qu’elles figurent dans le Plan Communal de Développement. Invité à se prononcer, Monsieur Abdelkerim Mahamat Abakar, chef de la délégation tchadienne a présenté sa Commune qui a en son sein 17 conseillers dont 4 femmes. Avant d’être en voyage d’études à Bangangté, ils ont connu la Commune de Bangangté à travers les chaînes de télévision, l’Union Européenne, l’Aimf, ils ont connu le Maire de Bangangté sur la scène nationale et internationale. C’est grâce aux volontés conjuguées de l’Union européenne et de l’Aimf que la Commune de Oumadjer est présente à Bangangté pour apprendre beaucoup sur l’eau et l’assainissement ; A-t-il conclu.

Évaluation du projet Modeab

Lors de cette réunion d’évaluation, c’est Pierre Marie Wanang, responsable de la Régie communale de l’eau qui va dans son intervention entrer dans le vif du sujet en exposant les actions réalisées contenues dans les recommandations de 2016, et celles qui n’ont pas été faites. Sur les 14 recommandations de 2016, il ressort que les objectifs ont été atteints à 71% en 2017. 300 nouveaux branchements sont signalés, 02 nouveaux centres sont créés à Babou et à Bantoum III, 73.849 m3 d’eau potable ont été servies aux populations. Un chiffre en progression car le rendement du réseau atteint à ce jour 80% alors que les dépenses se situent dans les 15 millions Fcfa.

A ce jour, le réseau couvre 28 bornes fontaines publiques. Ce réseau a servi 55.000 habitants en 2017 sans interruption d’eau. La seule chose à déplorer, d’après Monsieur Wanang, est le non paiement des factures issues de certains branchements privés.

Pour anecdote, Mme Celestine Ketcha Courtes va raconter qu’au cours de l’année 2017, suite à l’appel du Président de la République aux camerounais vivants à étranger, elle a écrit aux enfants du Ndé à Paris quand le village « Sanki » avait vu sa pompe à énergie solaire tombée en panne. Les « enfants du Ndé » ont réussi à trouver une nouvelle pompe qu’on ne trouvait pas dans notre pays. Le Ministre de l’Eau et l’Energie avait réduit les frais de douane à 50% et aujourd’hui les populations se servent de l’eau potable. Elle est revenue sur la question de la distribution de l’eau en milieu urbain, en expliquant pourquoi seulement 3 fontaines sur 20 sont fonctionnelles. Pour cette dernière, la rupture de la distribution observée pour 17 pompes est due au non-versement voulu par certains quartiers (le projet étant participatif) d’une caution de 108.000 Fcfa exigée pour terminer le processus de branchement. Pour conclure, l’arrivée de 10 camions bennes et 02 tracteurs sont attendus dans les prochains jours pour le centre de dépotage et de traitement de boue de Noumgha ainsi que la collecte des ordures ménagères.

Les autres blocages à l’approvisionnement des villages

Après ces interventions, c’était au tour de certains acteurs du maillon de prendre la parole. Certains intervenants ont dénoncé ces jardiniers installés en amont du captage et les puits qu’ils creusent, avec les produits chimiques qu’ils utilisent pour fertiliser leurs maraîchers, ils polluent l’eau et la rendent insalubres. Il y a aussi trop de vol du matériel. A Bahouoc, l’eau ne coule plus depuis six mois. Le Comité de développement

de ce groupe souhaite que la Mairie leur donne la possibilité de gérer techniquement leur réseau. A Bamena, un deuxième forage doit être crée pour soutenir le premier et unique qui n’arrive plus à satisfaire tout le village. Le problème de délestage est aussi évoqué. Le raccordement entre Bamena et Batchingou est bloqué en raison de l’ouvrage endommagé qui traverse le cours d’eau Chouplan. Le Président du Comité de Batchingou pose le problème de la transhumance des bœufs au niveau du captage qui souillent l’eau traitée. A Bangang-fokam, l’eau ne coule toujours pas en raison du fait que le réseau scanwater que la Mairie a bien voulu réhabiliter se trouve à Batoufam dans une autre Commune proche de Bangang-fokam. Il y a eu plusieurs cas et autant de doléances exprimées dans ce volet qu’est l’eau et l’assainissement. Tous ces problèmes posés sont tombés dans des oreilles audibles. Madame le Maire a proposé pour chaque cas des solutions et des instructions à l’endroit de la régie communale de l’eau. Par ailleurs, elle prévoit une assise tripartite entre la régie, les CUE et elle-même.

Au terme de cette réunion d’évaluation, 2018 s’annonce comme cette année où il y aura beaucoup à faire dans le volet eau et assainissement pour rendre plus aisée la vie des populations car leur santé en dépend. La Régie communale a du pain sur la planche. Avec l’engagement et la détermination du Maire, l’eau coulera à flots dans ces localités où des poches de résistance persistent. Ce sera avec le soutien de l’autorité administrative, et même de la plus haute autorité du pays que les problèmes d’eau connaîtront une fin dans la Commune de Bangangté. Le niveau d’accès à l’eau potable a progressé et la Commune voudrait atteindre les 90% au minimum pour garantir l’accès à tous.

© Camer.be : Yannick Ebosse

⇒ Via JetCamer.com
  • Leave a comment

    Leave a message...