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Libye: dans un centre de rétention, des migrants n’ont pas le coeur à la fête February 3, 2018

Le temps d’une fête, les autorités libyennes tentent de faire oublier leurs souffrances à des centaines de migrants entassés dans le centre de rétention d'Al-Hamra. Certains se prêtent au j

Le temps d’une fête, les autorités libyennes tentent de faire oublier leurs souffrances à des centaines de migrants entassés dans le centre de rétention d'Al-Hamra. Certains se prêtent au jeu mais d'autres protestent contre leur détention et espèrent toujours pouvoir rejoindre l'Europe.

Entre 800 et 1.000 migrants sont enfermés, certains pendant plusieurs mois, dans ce centre situé à Gharyane, dans les montagnes à 85 km au sud-ouest de Tripoli, dans l'attente d'un rapatriement volontaire ou d'une destination encore incertaine.

"Nous voulons leur faire oublier un peu leur souffrance", explique le colonel Al-Bahloul Chananah, directeur de ce centre qui a organisé une fête pour les résidents.

Les autorités veulent aussi alerter la communauté internationale "sur la nécessité d'intervenir rapidement et trouver des solutions pour ces personnes", souligne-t-il.

 

"Ces jeunes Africains, si nous leur ouvrons les portes, ils reprendront la mer et nous verrons de nouveaux drames et des milliers de morts".

Le centre de rétention d'Al-Hamra est constitué de 12 bâtiments, normalement destinés à héberger environ 200 personnes.

C'est le plus grand centre d'accueil de l'ouest de la Libye, géré par l'Organe de lutte contre la migration clandestine.

Majoritairement originaires du Tchad, de Somalie, d'Erythrée ou de la province du Darfour au Soudan, les migrants sont entassés dans de grandes pièces avec peu de moyens.

A l'occasion de la fête, de nombreux migrants jouent le jeu. Ils chantent ou dansent, certains portent des masques en carton fabriqués avec les moyens du bord, d'autres se sont colorié le visage.

Le ministre du Tourisme du gouvernement d'union nationale (GNA), Mabrouk Mohamad al-Targui, venu leur rendre visite avec des enfants de la ville, se laisse entraîner par la musique.

- 'Appel à la liberté' -

Mais les résidents du centre n'ont pas tous le coeur à la fête.

Une centaine de migrants sont accroupis, les bras levés au-dessus de la tête et croisés au niveau des poignets, pour protester contre leur détention.

Ils veulent partir en Europe, expliquent certains aux journalistes de l'AFP.

Ils ne veulent plus rentrer dans leurs pays, qu'ils ont dû quitter pour fuir la guerre et l'insécurité.

"C'est un appel à la liberté", affirme Saddam, un Soudanais du Darfour qui craint d'être refoulé.

"Cela fait quatre mois que nous sommes dans ce centre de rétention (...) et plus d'un mois qu'aucune organisation n'est venue nous voir", déplore ce jeune migrant.

Après des semaines d'affrontements meurtriers début octobre à Sabratha, ville de l'ouest du pays qui était devenue la plate-forme de départs des clandestins vers l'Europe, plus de 3.000 migrants ont été interpellés et transférés vers d'autres villes.

Ils sont arrivés en grand nombre à Gharyane et sont retenus depuis à Al-Hamra.

Les migrants protestent contre leur détention "mais ils se trouvent (...) dans les centres d'hébergement pour une raison: ils sont entrés sur le territoire libyen de manière illégale", explique le colonel al-Bahloul Chananah.

Minée par la violence et l'insécurité depuis la chute du régime Kadhafi en 2011, ce riche pays pétrolier est devenu une plaque tournante pour des centaines de milliers de migrants d'Afrique subsaharienne.

Certains migrants restent en Libye et travaillent parfois plusieurs années pour pouvoir mettre de côté le prix de leur passage avant de tenter de rejoindre l'Europe à la recherche d'une vie meilleure.

Un documentaire choc de la chaîne américaine CNN, diffusé en novembre 2017 et montrant des migrants africains vendus "comme des esclaves" en Libye avait ravivé les critiques sur la situation des migrants dans ce pays.

Plus de 16.000 migrants ont disparu en Méditerranée depuis 2013 en tentant de gagner les côtes européennes, selon les chiffres de l'Organisation internationale pour les migrations.



Par Hamza Turkia | AFP

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⇒ Via JetCamer.com
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