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L\'avènement du régime de l\'interdiction des manifestations publiques au Cameroun November 9, 2018

Jusqu'ici, nous savons, depuis des décennies, que l'encadrement des manifestations publiques est régi par le régime déclaratif. En effet, avant de tenir une réunion, une conférence publique, une assise dans un lieu public, il est loisible, pour tout requérant, de déclarer un événement donné. Mais, depuis la fin du déroulement de l'élection présidentielle le 7 octobre 2018, il est avéré que le régime déclaratif est mis sous le boisseau par le régime de l'interdiction des manifestations publiques. A cause de la frilosité des officiels gouvernementaux, un nouveau régime est alors né, celui de l'interdiction de toute réunion, de toute conférence de presse ou encore de tout événement destiné à être organisé dans un lieu public au Cameroun. Des faits emblématiques qui matérialisent cette thèse sont repérables à l'aune d'au moins trois cas contextuels.

Le 16 octobre 2018, Paul Eric Kingue, directeur de campagne de Maurice Kamto, envisageait de donner une conférence de presse au siège du Qg à Yaoundé sis à Nlongkak. Malheureusement, le jour de l'événement, grande a été la surprise de Olivier Bibou Nissack, porte-parole du président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), de recevoir, à dix minutes, de l'enclenchement de cette conférence de presse, une note informative du sous-préfet de l'arrondissement de Yaoundé 1er interdisant la tenue de cet événement public. Cet après-midi-là, un contingent d'agents de la police a contraint près d'une cinquantaine d'Hommes de médias à libérer les lieux.

Toute chose qui a été, in fine, exécutée sans rechignement et sans grincement de dents. Mais, la frustration se lisait sur les visages des journalistes présents, qui se demandaient pourquoi le Cameroun fait rejaillir la rémanence de l'Etat autoritaire. Eh oui, l'Etat policier renaît de ses cendres au lendemain de la présidentielle du 7 octobre 2018! Soit! Autre lieu autre manifestation publique interdite. Jean-Michel Nintcheu, président régional du Social democratic front (Sdf) pour le Littoral, Edith Kah Walla, présidente nationale du Cameroon people's party (Cpp), parallèlement leader du collectif "Stand up for Cameroon", ont, tous les deux dans une dynamique de coalition, prévu de tenir, le 21 octobre 2018, un meeting à Douala, suivi d'une marche pacifique sur un itinéraire déterminé. Mais, quelques jours avant le jour-j, le sous-préfet de l'arrondissement de Douala IIIème a rendu publique une note d'interdiction dudit événement, laquelle a, comme à l'accoutumée, été diffusée sur les réseaux sociaux. Question de faire savoir à quiconque qu'un événement d'une telle essence est prohibé.

Malgré tout, Nintcheu et Kah Walla s'obstinent à organiser ce meeting. D'ailleurs, deux jours avant la tenue dudit meeting, des affiches ont été conçues et ont été diffusées dans les techno-médias. Histoire d'informer les populations locales de la ville frondeuse que la marche pacifique se déroulera. Le point de repère, mieux le point de rassemblement est le carrefour rond point Dakar. Des groupes de militants et sympathisants du collectif "Stand up for Cameroon" y sont, en réalité, présents, mais ils ont été dissuadés et ont été interpellés par des sbires massés sur les lieux. Des journalistes, à l'instar de Josiane Kouagheu, correspondante de l'agence Reuters, et Prince Fogue, reporter au quotidien "Le Messager", en ont fait les frais tant ils ont été arrêtés et conduits, tous les deux, dans les geôles de la gendarmerie de Logbaba. Ils y ont été libérés en début de soirée du dimanche, 21 octobre 2018. Des activistes du collectif "Stand up for Cameroon" ont été, dans la même veine, happés par les agents des appareils répressifs de l'Etat et conduits, eux aussi, dans les cellules de la gendarmerie de Logbaba pour certains, et pour d'autres, dans le milieu carcéral de la direction régionale de la police judiciaire du Littoral.

Alors que les uns ont recouvré leur liberté en début de soirée, un est resté captif dans une cellule, Bakinien, pour ne pas le nommer. Celui-ci a, finalement aux dernières nouvelles, été libéré le 23 octobre 2018 grâce à la pression exercée par Kah Walla, Bergeline Domou et Cie. Entre-temps, les résidences de Kah Walla et de Nintcheu ont été assiégées de bonne heure par des grappes de policiers massées par trentaine aux alentours de chaque bâtisse. L'enjeu a consisté à empêcher tout déploiement de ces deux figures de proue sur les lieux de l'organisation de la marche. Toute chose qui a été réussie. A preuve, c'est dans la nuit du 21 octobre 2018 que des contingents de policiers armés jusqu'aux ongles ont quitté les domiciles de Nintcheu et de Kah Walla.

Le 22 octobre 2018, jour de la proclamation des résultats de l'élection présidentielle par le conseil constitutionnel, les métropoles politique et économique, telles que Yaoundé et Douala ont été militarisées au niveau des carrefours et des coins populaires, ce qui a, illico presto, engendré un environnement de peur, voire de terreur. La résidence de Albert Dzongang a été, pour a circonstance, investie par des agents de la police furieux, qui ont tenté de l'empêcher d'en sortir, mais en vain. Le président national de la Dynamique, irrité, a dû heurter quelques bidasses avant de faire sortir son véhicule par force. Ce mercredi, 24 octobre 2018, était prévue une conférence de presse de Cabral Libii Li Ngué Ngué, candidat malheureux du parti Univers, au siège de son Qg à Yaoundé sis à Nkolndongo dans l'arrondissement de Yaoundé IVème. Malheureusement, la note d'interdiction du sous-préfet de l'arrondissement de Yaoundé IVème lui a été présentée par le commandant territorial accompagné de ses troupes, qui ont prohibé tout accès au lieu. Le coordonnateur national du mouvement "11 millions de citoyens", descendu en contre-bas de l'immeuble, où se trouve son Qg, a répondu à quelques questions des journalistes venus couvrir cet événement. D'après le jeune leader politique, qui a été classé 3ème parmi les huit prétendants à la magistrature suprême, il faut regretter l'acte d'interdiction de cette conférence. Cabral Libii précise, à ce propos, que les conséquences de cet acte de répression des manifestations publiques seront visibles dans les tout prochains jours et se réserve d'en faire écho pour l'instant.

Voilà donc trois événements publics qui ont été interdits en l'espace de huit jours à Yaoundé et à Douala sous les ordres des officiels administratifs guidés et moulés par le ministre de l'Administration territoriale, dont les actes émeuvent plus d'un en matière attitudinale et comportementale. Le régime déclaratif des manifestations publiques ne sert donc plus à rien tant vous aurez beau déclarer une réunion ou une conférence de presse dans un lieu public. Cet événement n'aura pas droit de cité puisque happé par les notes d'interdiction qui pleuvent à quelques heures du début de chaque événement. Notes qui sont servies par la meute des forces de maintien de l'ordre diligentée par des thuriféraires d'un régime autoritariste décadent et déliquescent, mais dont le chantre reste juché au pouvoir. Le portail de la diaspora camerounaise de Belgique. Cet environnement de la rémanence de l'Etat policier est le signe de la construction de la psychologie de la terreur, dont le dessein est de créer, dans la conscience collective, une angoisse existentielle. Surtout que des Camerounais sont englués, pour reprendre Luc Sindjoun, dans une "révolution passive" dont ils ont du mal à se départir. Hélas! Mais un jour un jour, le bas-peuple criera son ras-le-bol comme ce fut le cas en avril 2005 dans les universités d'Etat lors du mouvement de colère estudiantine, comme en février 2008 lors des émeutes urbaines, ou encore comme lors des années de braise au début des années 90, où il y eut des villes mortes, dont les activistes furent Mboua Massock, Yondo Black Madengue, Djeukam Tchameni, Samuel Eboua, Ni John Fru Ndi, etc. Méfiez-vous d'un peuple irrité, exaspéré, courroucé et réprimé!!!!!!!!

⇒ Via JetCamer.com
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