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On en parle depuis quelques temps, et voici que le débat vi

On en parle depuis quelques temps, et voici que le débat vient d’être relancé par le Chef de l’Etat Béninois, Patrice Talom, au cours d’un entretien avec la chaîne française RFI. Il s’agit de la prochaine création d’une monnaie commune pour les Etats de la CEDEAO, Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest, laquelle comprend, et c’est très important, le géant nigérian, par ailleurs voisin et un des tous premiers partenaires commerciaux du Cameroun. Ce serait donc la mort du FCA dans cette aire géopolitique. On imagine les conséquences, mais sans les appréhender vraiment. La prudence est de mise, au regard du sort d’autres annonces sans effets par le passé. Le Messager s’est donc tourné vers son expert maison, chroniqueur attitré pour les questions internationales et enseignant de relations internationales renommé, auteur d’une masse de publications impressionnante.

Dites-nous, Shanda Tonme, est-il vraiment possible aujourd’hui de mettre fin au Franc Cfa comme devise utilisée ou imposée aux pays de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique Centrale ?

Ma réponse est sans réserve : Oui, un grand oui, un oui fort et qualifié

Que vous inspire l’annonce faite par le président Béninois ?

Une certaine joie, un embarras et une relative crainte

Pouvez-vous préciser ?

Ecoutez, nous allons être engagés, si nous ne le sommes pas déjà, dans un chassé-croisé de mutations et de transformations géopolitiques et économiques de grande ampleur, qui risque de faire l’effet de la chute du mur de Berlin intervenue le 9 Novembre 1989, et que l’on célèbre aujourd’hui. Je ne vois pas ou plus, comment nous pourrons échapper à ses multiples conséquences et implications. Ce qui est certain, c’est que l’enclenchement d’une marche vers la mort du Francs Cfa et la libération monétaire subséquente en Afrique de l’Ouest, sonnera le glas des vestiges lugubres des mécanismes de domination et d’asservissement. En effet il est incontestable que cette monnaie fait partie intégrante des vestiges installés par mécanismes des accords de coopération, considérés comme vexatoires, issus d’une décolonisation tronquée, arrangée à dessein».

Vous avez parlé d’embarras, pourquoi ?

Je ne crois pas me tromper, ou sur-réagir. La situation qui se présente déjà à nous, est celle d’une fracture qui va devenir ouverte et compromettante, entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale, en somme entre la CEDEAO et la CEMAC. Le retard accumulé par la CEMAC par rapport à la CEDEAO est aujourd’hui criard. La situation va devenir tout simplement honteuse, insupportable et humiliante, même qu’on on chante que certains sont nés avant la honte. Vous avez par exemple, des épouses d’un même mari dans un ménage polygame. Certaines travaillent à divorcer pour fuir une union qui ne leur profite pas et les écrase, pendant que d’autres dorment, ne font rien, et donnent le sentiment de ne pas voir le monde bouger, la terre céder sous leurs pieds et leurs corps s’avilir de plus en plus, ne laissant à leurs progénitures que le choix entre l’esclavage, le suicide et l’aliénation éternelle.

Qu’est-ce qui de votre point de vue, rend la perspective des projets de la CEDEAO réaliste, réalisable ?

Ecoutez, le Rwanda nous parle et nous enseigne, nous interpelle même. On ne s’abandonne pas dans les bras d’un père fouettard, rusé et intéressé, comme l’ont d’ailleurs fait ces anciennes colonies françaises depuis plus de six décennies. C’est une vraie démission de responsabilité. Il me souvient qu’Emmanuel Macron, l’actuel président français, lors de son premier voyage à Bamako, avait été très clair : Que ceux qui veulent quitter la zone Franc, ou encore l’attelage à la France, au trésor français et à l’Euro par la France, se décident et le fassent, au lieu de pinailler tous les jours. Voilà en substance ce qu’avait dit cet homme. Certes, ce n’est pas une affaire de coup de tête, mais il est indéniable, que c’est une interpellation pour le courage et la détermination. Osez et on va voir.

D’accord, mais n’y a -t-il pas des conditions préalables à une telle démarche, une décision de rupture radicale avec le FCFA ?

Je m’attendais à cette question, comme si je vois un serpent venimeux roder chaque fois que je dois sortir d’une maison sale. C’est terrible, la façon dont a réussi à construire une logique intellectuelle, sociale, politique et économique de dépendance absolue et presque pérenne dans la relation Afrique francophone – France. Ce discours est inutile et inopérant au regard des leçons historiques des mutations politiques, des révolutions et de l’avancement des peuples. Il n’y a pas, et il ne saurait exister, des obstacles infranchissables, quand un peuple se lève et décide d’avancer vers la réalisation de son bonheur dans tous les sens du terme. Ce sont nos dirigeants qui impriment la cadence et le sens de notre avancement, de notre développement, et ce sont eux qui doivent prendre les bonnes décisions, dépouillés de la peur, du doute et de l’attentisme.

Ne craignez-vous pas que l’on vous accuse de rêver ?

Non, non, et non, absolument non. Voyez-vous, nous devons dorénavant savoir exactement ce que nous faisons, où nous nous situons, avec qui faire quoi ou aller vers quoi. Le problème avec le Franc CFA s’intègre dans une dynamique plus vaste impliquant l’ordre géopolitique et géostratégique. Il faut pouvoir fermer les yeux complètement et transcender ces pesanteurs. Ici aussi, je peux vous affirmer avec résolution et expérience historique, qu’il n’y a pas et il ne saurait exister d’ordre géopolitique et géostratégique immuable. Tout est cassable, corrigeable, réaménageable et corrigible, au gré des vents et des intérêts, mais surtout au gré des personnalités et de leur stature. Enfin, à propos du rêve, si vous ne rêvez pas, vous ne pouvez rien faire. Le rêve fait partie de la création, et la création vient du rêve. Tout ceux qui ont réalisé de grandes choses ont d’abord rêvé, et le monde est construit au quotidien par des rêveurs. Même le téléphone que vous tenez en main est le produit d’un rêve, c’est un rêve devenu réalité, un rêve matérialisé par une réalisation, une concrétisation. Aucun sociologue, psychanalyste, anthropologue, scientifique ou inventeur ne me démentira. On a rêvé de marcher sur la lune, on l’a fait. Maintenant on rêve de marcher sur Mars, on le fera. Lorsque je m’étais mis en tête d’arriver en Europe sans passeport ni billet d’avion, quelques défaitistes m’ont traité de rêveur, or je l’ai fait et je suis revenu. Il faut rêver et encourager le rêve. Un enfant qui ne rêve pas est un enfant perdu, qui ne fera rien de bon, qui fera très peu ou qui sera, tenez-vous bien, à la merci des rêveurs justement.

Voulez-vous dire que nous n’avons pas les hommes qu’il faut ?

Ecoutez, dans une certaine mesure, c’est effectivement et peut-être même absolument le cas. Une décision interne aux implications diplomatiques profondes et radicales, suppose aujourd’hui, des prédispositions mentales, matérielles, éthiques, politiques et morales qui manquent à nombre de nos dirigeants. Vous connaissez le discours enflammé de Déby du Tchad sur l’impérialisme et l’inadéquation du Francs CFA. Alors, pourquoi ne quitte-t-il pas ce truc ? La réponse réside dans la fragilité de son régime et la menace de son renversement par une rébellion qui prends de l’importance, gagne du terrain et contrôle déjà une partie du pays. Sans l’intervention de l’aviation française récemment encore, des colonnes de rebelles seraient parvenues jusqu’à Ndjamena il n’y a pas longtemps. Voilà le clou, et il ne faut pas se demander comment et pourquoi Bolloré par exemple, dicte et impose chez nous.

Les dirigeants de la CEDEAO seraient-ils donc moins compromis, plus libres et mieux disposés pour une décision de rupture ?

La réponse va de soi. En tout cas, le genre d’accumulation de richesses compromettante par le biais du pillage du patrimoine public et des caisses publiques que l’on observe en Afrique centrale, n’existe pas dans les mêmes termes, les mêmes facilités et les mêmes proportions en Afrique de l’Ouest. D’ailleurs, les extravagances et les ostentations qui ont cours en Afrique centrale, causeraient une révolution immédiate en Afrique de l’Ouest. Lorsque le lucre, les agapes et l’avidité deviennent la norme de référence d’un système de gouvernance, les ficelles de la compromission avec les partenaires économiques deviennent des cordes solides de pendaison et de suicide, si jamais les profiteurs tentent de faire un faux pas, tentent d’enfourcher des trompettes nationalistes et indépendantistes. Pourri c’est pourri.

 Qu’est-ce qui selon vous, expliquent une évolution si décalée de l’Afrique centrale par rapport à l’Afrique de l’Ouest ? Cette monnaie verra-t-elle vraiment le jour ?

D’abord, la politisation des masses, le nationalisme des élites et l’émancipation citoyenne en Afrique de l’Ouest se sont faits et ont été bâtis sur des paramètres très différents de ce que l’on a vu et voit en Afrique centrale. En dehors de la malheureuse gouvernance de l’Ivoirité développées par Bédié et Gbagbo en Côte d’Ivoire, les tensions spécifiquement ethniques, régionalistes et sectaires, n’ont jamais été réellement prépondérant dans l’évolution politique des Etats de cette sous-région. Certes, on ne peut pas dire que c’est totalement absent, mais en proportion, l’Afrique centrale est maudite à ce propos, et pour le Cameroun, c’est le diable en personne qui s’est installé et fonctionne dans les esprits. Le deuxième élément qui fait la différence, c’est l’antériorité, le sérieux, l’expansion et la détermination du mouvement syndical et associatif. Là-bas, c’est fort et très fort.

On parle souvent des préalables techniques et organisationnelles, en fait institutionnelles. Quels sont-ils dans le cas de l’Afrique de l’Ouest pour la création d’une monnaie commune ?

Le malheur des gens en Afrique centrale, c’est de ne pas voyager assez en Afrique. On ignore tout ici de l’Afrique réelle, et on connaît plus l’Europe et l’Amérique. Cette remarque vaut pour les élites, les hauts fonctionnaires, les intellectuels, les leaders d’opinion de toutes origines, les citoyens ordinaires. C’est très triste. L’Afrique de l’Ouest a acté la libre circulation depuis des lustres, ce qui en Afrique centrale tarde à devenir réalité. Par ailleurs, en ce qui concerne l’intégration économique et financière, ils sont loin et leurs pratiques n’ont aucune commune mesure avec le bricolage, les hésitations et les approximations de l’Afrique centrale. De multiples institutions et organismes communautaires existent et fonctionnent à la perfection, pendant que les rencontres des Chefs d’Etat, les échanges de délégations, les formulations de positions communes sur des grandes questions diplomatiques et mondiales, impriment la marque d’une aire géopolitique sérieuse et prometteuse. IL est très rare de voir qu’un Chef d’Etat là-bas, manquer à une réunion statutaire ou ad hoc de la sous-région, des organes. En Afrique Centrale, chacun fait à sa tête, selon la douceur de ses oreillers ou les humeurs de son ménage.

On évoque dans cette perspective de monnaie commune, des difficultés d’harmonisation avec le Nigéria. Qu’en pensez-vous ?

C’est un faux débat, un mauvais prétexte une fois de plus venant des champions du retardement de l’Afrique et du découragement. L’architecture d’une intégration économique, en tout cas de tout projet de coopération, repose d’abord sur les volontés politiques, et la concrétisation des dites volontés politiques, est tributaire de la qualité des acteurs, des partenaires. Si un seul pays décide de quitter le Franc CFA, il peut le faire sans problème insoluble. Et si c’est un groupe de pays, nous sommes exactement dans la même logique. Tous les accouchements ne se font pas de la même manière. Certains accouchements se font par voie basse, c’est-à-dire normalement, et d’autres se font par césarienne. Et puis, même les accouchements par voie basse ne se font pas toujours de la même manière, puisque certains sont vraiment difficiles, forcés, manipulés, avec des souffrances terribles pour la maman, pendant que d’autres se font presque sans douleurs, aisément, comme si on enlevait une culotte. Il y a un prix à payer, et ce seul prix, c’est la volonté politique, le nationalisme et le patriotisme. L’Afrique doit prendre son destin en mains.

Et si l’affaire foirait, c’est-à-dire un échec ?

Jamais, ce projet est déjà une réussite rien que pour l’avoir pensé et commencé. Je vous signale que j’ai des amis maliens, sénégalais et ivoiriens qui travaillent sur le projet depuis plus de dix ans. Vous comprenez donc qu’il ne s’agit pas d’un simple coup de tête. Je peux vous réveler que les études menées montrent que la plupart de ces pays, ont la capacité, en ressources humaines, techniques, économiques, scientifiques, logistiques et matérielles, pour créer leur propre monnaie nationale. Le Cameroun peut créer sa propre monnaie sans aucun problème. Le tout c’est la volonté politique.

Et quelle sera selon vous, la réaction de la France.

Je vous rappelle que ce que déclarait Macron à Bamako lors de son premier voyage en Afrique quelques mois semaines seulement après son élection, n’est pas différent de ce que déclarait déjà son grand père De Gaulle en 1958 : « L’indépendance, vous la voulez ? Prenez-là ». Il est urgent de s’assumer, et de gérer toutes les conséquences et implications, au lieu de rester sur place à réfléchir d’abord sur ce que fera la France. Nous sommes une nation, un peuple, un Etat, un Pays, une République, un rassemblement de diversités culturelles et un potentiel de ressources naturelles solides. De quoi a-t-on vraiment si peur chaque jour quand il faut poser des actes nécessaires et salutaires pour notre pays ? Les Africains offrent un triste spectacle, et l’Afrique centrale particulièrement est devenue la partie la plus souillée et la plus lâche de tout le continent en termes de nationalisme, d’indépendance et de patriotisme. Cela se ressent sur la scène diplomatique planétaire. Je ne veux même pas ajouter que c’est devenu la terre de toutes les aventures mafieuses et de toutes les pénétrations et influences nocives. Les Chinois nous font déjà voir de toutes les couleurs comme nulle part ailleurs sur le continent. La raison est simple : la corruption et la prédisposition à brader le pays pour quelques millions, pour le dernier modèle version VIP de Mercedes et de Toyota.

Selon vous donc, un visionnaire come Tchundjang Puémi avait raison ?

Je n’osais pas évoquer son nom, tellement sa mémoire est chargée d’émotions difficilement gérables. Voilà un brillant économiste que nous avons conduit au suicide, à défaut de l’utiliser et de mettre son immense expertise en exergue, de l’exploiter et de l’impliquer dans la pleine mesure de son potentiel et dans les plus larges possibilités et opportunités de nos attentes économiques et financières. J’entends des gens dire qu’il voulait aller trop vite, mais trop vite par rapport à quoi réellement ? Rappelons que la thèse majeure du savant c’est que la monnaie est un instrument de servitude et de privation de liberté. De Gaulle avait d’ailleurs quelques années avant lui, fait le même constat alarmant en parlant du dollar, sans bien évidemment connaître le même sort ni subir même chasse aux sorcières. Sans monnaie, point de liberté, et sans liberté, point de dignité, de nation fière et de peuple libre.

Est-ce qu’il est toujours conseillé d’être en avance sur son temps ?

Non, là n’est pas et ne saurait être le problème. Ce qui est en cause, c’est un certain courage pour énoncer des thèses et révéler des projets lorsqu’on est convaincu. Je vous rappelle que dans l’histoire, le premier homme à avoir soutenu que la terre est ronde, a été mis à mort, mais cela n’a pas empêché que sa thèse prospère, et que la postérité se rallie à son génie et le célèbre. Nous sommes certes confrontés à une situation délicate qui n’est pas si extraordinaire que cela, et qui se voit beaucoup dans l’histoire des peuples. C’est une situation qui nécessite des décisions et un courage d’exception. Vous savez, l’essentiel c’est la bonne foi, la détermination et l’honnêteté. Certaines personnes ne peuvent pas tenir certains discours ou prôner certaines solutions ni soutenir certains projets, quand elles ont les mains sales, quand elles ont été déjà compromises ou trop compromises, que leur passé ne témoigne, ni de loyauté, ni de rectitude, ni d’honnêteté, ni clairvoyance et ni de sérieux.

Si je vous comprends bien, la monnaie ouest africaine qui s’appellera ECO, n’aura aucun souci à se faire, et la France l’acceptera et se rangera ?

Laissez-nous tranquille avec la France en haut, en bas, partout et nulle part. Est-ce la France qui décide du nombre d’enfants des familles africaines et du moment d’accouchement ? Est-ce la France qui détourne l’argent destiné à la construction des routes, des écoles, de l’éclairage publique ? Est-ce toujours la France qui ordonne de ne pas respecter les feux de circulation ? Nous avons certes des relations anciennes, composites et complexes avec la France, mais qu’y a-t-il d’éternel et de non corrigible, de non négociable ? Tout est négociable, et des dispositions seront prises en temps opportun pour gérer tout ce qu’il y a à gérer, si jamais la volonté d’enclencher certaines ruptures se signale. Personne n’est fou pour penser qu’on ira au casse-pipe, en faisant des déclarations tonitruantes, vexatoires, provocatrices et attaquatoires. Mais du côté de la France, personne ne devrait croire que les Africains resteront éternellement dans cette relation chroniquement déséquilibrée sans exiger des corrections. Chaque chose a une fin, et il vaut toujours mieux pour tout le monde, que la fin soit ordonnée, préparée, négociée, validée consensuellement et transparente. Le francs CFA n’a plus beaucoup de temps à vivre, et il faudrait se résoudre à l’accepter. Les révolutions naissent de l’obstination de ceux qui avaient le pouvoir de décision, à camper sur des positions et des postulats obsolètes.

Ne pensez-vous pas qu’à cause de l’ampleur que prend le terrorisme dans la sous-région d’Afrique de l’Ouest, le projet de création d’une monnaie pourrait souffrir ou être durement affecté ?

 Ah là, non et non. Mais dites-moi, le terrorisme empêche quoi ? Les terrorismes finissent par mourir, disparaître ou s’éteindre, mais les nations, les Etats et les peuples ne disparaissent jamais. Certes, on peut acter la disparition d’un Etat, selon différents scénarios connus et expérimentés du droit international classique, mais une nation, un peuple, jamais. Il y a bien évidemment des décisions à prendre et des urgences à gérer dans certains pays à l’instar du Mali, du Niger et du Burkina Faso, lesquels sont les plus affectés par le phénomène. Mais de là à penser que la marche des projets en cours au plan sous-régional, notamment en matière économique et financière sera compromise, je dis non. Par contre, il y a lieu de reconnaître que de multiples mécanismes et automatismes restent à concevoir, à expérimenter sur le terrain et à valider avant de célébrer la victoire. Je veux pour preuve, la récente fermeture de la frontière nigériane avec le Bénin qui impactent trop durement l’ensemble des économies de la sous-région. Officiellement c’est pour limiter la contrebande et maîtriser certaines importances, particulièrement du riz dont le géant d’Afrique est inondé et souhaite encourager une production locale. L’opération suscite de nombreuses inquiétudes et laisse un goût plus qu’amer.

Avec vous, nous pouvons donc, dès maintenant souhaiter la bienvenue au monde d’une nouvelle monnaie, l’ECO ?

Parfaitement, en félicitant les acteurs de cette importante avancée, et en donnant un grand coup de pied au cul des autres en Afrique central pour qu’ils se réveillent et se mobilisent pour avancer dans la même direction.

Shanda Tonme, Merci

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