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Les Camerounais sont allés aux urnes le 9 février 2020 pou

Les Camerounais sont allés aux urnes le 9 février 2020 pour la 6eme fois depuis le retour au multipartisme en 1992. 6 fois déjà qu’ils ont, chacun à sa manière exprimé dans les urnes leur volonté de voir leurs cités être gérées par ceux à qui ils font confiance. Les 5 dernières fois n’ont pourtant pas permis que dans l’ensemble ils voient les conditions de vie améliorées par une meilleure fourniture des services de base. Qu’en sera-t-il cette fois ?

Le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji a déjà, au cours d’une conférence de presse tenue au soir des élections, triomphalement annoncé le bon déroulement du scrutin, au cours duquel les Camerounais sont sortis massivement pour aller voter sur l’ensemble du territoire, selon ses termes. Mais en attendant les hommes et femmes qui seront déclarés élus et ce qu’ils pourront offrir, le patriarche Jean Rameau Sokoudjou, chef supérieur de Bamendjou dans la région de l’Ouest, a depuis le 6 février 2020 fait un état de lieux, décrivant ce que le pays est devenu depuis les luttes pour l’indépendance. Le texte dit ceci :

« Qui part dire à ceux avec qui nous étions ce que le derrière est devenu!!! C’était le 6 février 1953, après un séjour de près de 7ans à Oveng, adopté par une famille Beti, que je revenais à Bamendjou manger la maison de mon père et j’avais alors 17 ans. Rien n’a été facile jusqu’à ce jour rien n’est facile. A partir de 1955, soucieux du devenir de ce pays malgré mon jeune âge, j’ai pris une part active à la lutte d’indépendance et à la libération de mon pays. J’ai refusé d’arrêter ma nourriture entre mes mains, laisser le colon blanc manger et être réduit à lécher les feuilles. Cela m’a valu torture, misère, brimades et par moment j’ai frôlé la mort mais mes ancêtres m’ont toujours gardé. Ces colons m’ont fessé, m’ont torturé, m’ont emprisonné mais jamais je n’ai fléchi car pour moi le pays de quelqu’un n’est comparable a rien.

Nous nous sommes battus mais l’indépendance a été passée par la fenêtre et remise à ceux qui n’avaient rien demandé et on s’est dit “au lieu que ça se brûle, mieux ca cuit mal”. Le blanc noir a pris la place du blanc et malgré tout nous continuons la bataille pour la construction de ce pays. Le café était prospère, les planteurs vivaient du fruit de leurs travail, les FO’O étaient dignes et donnaient de la valeur à la chefferie, la royauté pesait, chacun voyait comment la plante Cameroun lançait les légumes et la récolte du haricot était abondante. Malgré que nous fussions dans un régime où personne ne pouvait ouvrir la bouche, chacun mangeait à sa faim et dormait son sommeil sans tousser.

Aujourd’hui ou en sommes-nous????

La tête fibrée du macabo qui était réservé au porc est devenue le principal repas de la famille, la banane qui nourrissait le cochon est devenue le remède face à la dureté des temps….qui pouvait imaginer que ce pays ci allait se retrouver à ce niveau aujourd’hui ? Le peuple côtoie la misère, la souffrance au quotidien sous le regard méprisant des dirigeants qui vivent dans une richesse insolente, quelques-uns arrêtent seulement leurs corps pour ne même pas essuyer leurs fesses avec les billets d’argent!!!

Qui part dire à mon père Atangana Simon qui m’avait adopté a Oveng que le pays est resté se gâter si bien qu’on me rappelle chaque jour que mon village c’est Bamendjou à l’ouest du pays!!!!

Qui part dire à Ernest Ouandié, à Abel Kingué, à Roland Moumié, à Um Nyobe, à Ossende Afana que le pays est resté se gâter si bien que les mangeurs ne saluent plus les travailleurs !!!

Qui part dire à ceux-là qui, soucieux de l’avenir des enfants de demain avaient rempli le grenier avant de partir que les souris sont restés ronger tous les arachides qui étaient dans le grenier?

Qui part dire à ceux-là avec qui nous étions que tout est resté se gâter si bien qu’en allant aux élections nous connaissons déjà la part que chaque candidat aura!!

Qui part dire au FO’O Abega Martin des Ewondo à Efoufan (Efoula Meyong qui veut dire rencontre de toutes les tribus) que le pays est resté se gâter si bien que ses enfants ne peuvent plus se couper un morceau d’eau. Le derrière s’est tellement gâté qu’on identifie déjà les ressortissants de chaque tribu et leur montre la route qui va chez eux.

Qui part dire au lamido Bouba Ndjida de Rey Bouda que le derrière est resté se gâter au point où le FO’O est à la cuisine lui-même pour couper sa viande, son serviteur étant devenu son adversaire politique !!!!

Qui part dire au FO’O Alexandre Douala manga Bell que le pays est resté se gâter si bien que les chefs allés au fond de l’eau rentrent sans aucun message des ancêtres parce qu’ils ne reconnaissent plus les visages qui sont devant eux, l’administration ayant tout détruit!!!

Qui part dire au sultan Seydou Djimoulu de Foumban que tout est resté changer si bien que le chef lance le cri de ralliement sur la place du marché et le peuple ne répond pas!!!!

Qui part dire aux Fons Abumbi I et II de Bafut que le derrière est resté devenir n’importe quoi si bien que l’administration a cousu les tenues aux chefs, a fabriqué d’autres chefs et les a classés en premier, deuxième, troisième, quatrième degré!!!!

Qui part dire au FO’O Pag Ndon de Bouroukou que tout est resté se gâter si bien que le FO’O mange le taro sans viande?

Qui part dire à FO’O Kamwa de Baham, à FO’O Fotso de Batoufam que tout est resté se gâter au point où le FO’O porte lui-même sa peau de panthère pour aller danser sur la place du marché, le temps est si mauvais qu’on traverse le cours d’eau avec le veuvage!!!!

Qui part dire à FO’O Naoussi de Bamougoum que l’eau est resté partir en montant si bien que le fils aîné considéré comme l’ami du père succède au père, l’enfant né hors de la peau de panthère est en train de discuter la succession !!!!

Qui part dire à FO’O Tchumtchoua de Bafoussam que tout est resté se gâter si bien que pendant la danse le FO’O lance la queue de cheval et personne n’attrape !!!

Qui part dire à FO’O Kemajou de Bangou, à FO’O Happy de Bana que le temps est resté changé de pieds de chaussure si bien que le coq a chanté en plein jour et les * enfants des animaux* se sont mêlés des choses de la chefferie

Qui part dire à FO’O Djoumessi Mathias de Dschang que le derrière est pourri au point où le chef enlève chapeau, bracelets, tous ses attributs, porte le tricot d’un parti politique, abandonne son palais, son trône et se retrouve au quartier à se battre dans une campagne électorale contre une partie de son peuple!!!!!!

Qui part dire à tous ceux avec qui nous étions et qui sont partis que tout est tellement gâté au point où les successeurs par des comportements déplorables ont chassés “Dieu” des lieux sacrés, les parents coupent la bière avec les enfants, les élèves tuent leurs enseignants, les parents enterrent les enfants et voient leurs malchances deux fois!!!

L’appel du cœur

Que chacun sache qu’il paiera un jour le prix de tout le mal qu’il a fait à ce pays, les pleurs de ce peuple qui ne demande qu’un minimum d’attention ne peuvent pas se verser gratuitement. Ne soyez pas tellement rassasiés aujourd’hui au point d’oublier que demain un autre jour se lèvera. Rassurez-vous que le nœud que vous faites là, vous serez capable de le défaire vous-même demain lorsqu’on vous invitera à le faire!!! Le peuple crie, pleure, vous restez insensibles, que ce n’est pas un homme et une femme qui vous avaient aussi accouché? On a fendu un arbre et vous êtes sortis dedans?

Pour ma part, j’ai vu et je continue à voir. J’ai vu ceux qui partaient, j’ai vu ceux qui revenaient. Ils m’ont menacé et torturé, j’ai mangé les cacas pour ce pays, je n’ai jamais désespéré et jusqu’aujourd’hui je ne désespère pas. Je prie les Dieux de ce pays, je prie mes ancêtres afin qu’ils touchent le cœur de tous ceux qui sont habités par des mauvais esprits de méchanceté afin qu’ils comprennent que le Cameroun est au-dessus de leurs calculs et intérêts, que nous passerons tous mais que le Cameroun restera et qu’il est urgent que chacun se concerte avec son cœur afin que nous pensons un nouveau Cameroun que nous transmettrons aux générations futures. Chacun doit œuvrer à son niveau pour la paix dans ce pays et cela doit se faire dans la vérité car on n’enterre pas la pierre au sol et malheur à tous ceux qui mangent la sauce dans 2 canaris. Pour ceux qui font encore semblant d’ignorer, dans nos traditions, on dit ” Fo’o peue Sii’, FO’O avec Dieu. Ma mission est divine et j’aurai des comptes à rendre à ” Si’i” et à mes ancêtres et non aux humains!

Signé Foo Sokoudjou ce 6 février 2020, An 67 de mon règne, depuis son palais à Bamendjou

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